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Hyères

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Hyères
Vue panoramique d'Hyères
Vue panoramique d'Hyères
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Canton Hyères-Est (Chef-lieu)
Hyères-Ouest (Chef-lieu)
La Crau
Code commune 83069
Code postal 83400
Maire
Mandat en cours
Jacques Politi (DVD)
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée
Démographie
Population 54 686 hab. (2009)
Densité 413 hab./km2
Gentilé Hyérois
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 12″ Nord
       6° 07′ 54″ Est
/ 43.119879, 6.13161
Altitudes mini. 0 m — maxi. 364 m
Superficie 132,28 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Hyères (prononcé [jɛʁ]) est une commune française du département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Chef-lieu de deux cantons, la ville est située sur la rive de la mer Méditerranée à 16 km à l'est de Toulon, à l'embouchure du Gapeau. Cette station balnéaire est surnommée « Hyères les Palmiers » grâce aux 7 000 palmiers plantés dans la commune et cultivés dans les pépinières. Ses habitants sont appelés les Hyérois[2].

Sous l'impulsion de son maire Alphonse Denis, Hyères devient vers 1830 une destination touristique de premier ordre et une station climatique d'hiver réputée pour ses cures thermales et fréquentée par la haute société aristocratique européenne, notamment par la communauté anglaise qui laisse une empreinte architecturale toujours perceptible dans le paysage urbain actuel.

La ville est aussi le berceau des premières tentatives d'acclimatation de plantes exotiques sur la Côte d'Azur à partir de 1850, grâce à des horticulteurs de renom qui acquièrent une réputation internationale, exportent dans toute l'Europe palmiers et cactées produits dans leurs pépinières et fournissent les grands propriétaires hivernants, passionnés de botanique.

C’est à Hyères, en 1887, que Stéphen Liégeard invente le nom Côte d'Azur : « Le long de cette plage baignée de rayons qui mérite notre baptême de Côte d’Azur, Hyères la première eût l’idée de mettre ses dons bénis au service de la maladie et de la désespérance. »[3]

Aujourd'hui, outre la culture du palmier, Hyères occupe une position de tête en ce qui concerne la floriculture et la viticulture. Les établissements de santé, souvent d'anciens sanatoriums reconvertis en centres de réadaptation fonctionnelle, comptent parmi les plus importants du département. Malgré un éloignement de la mer pénalisant, la villégiature d'été à Hyères connait un essor grâce à son port de plaisance, aux plages et à la proximité de lieux touristiques majeurs comme les îles d'Or, protégées partiellement par un parc national, les Salins ou le site archéologique d'Olbia.

Sommaire

Géographie

Situation

Position d'Hyères dans le Var.
La presqu'île de Giens vue par satellite.

La commune d'Hyères inclut notamment la presqu'île de Giens et les îles d'Hyères. Ces îles comprennent Porquerolles, Port-Cros et l'île du Levant ainsi que de nombreuses petites îles et îlots. On les appelle aussi les « îles d'Or », nom qui leur fut donné à la Renaissance[Note 1], sans doute parce que, sous certains éclairages, les micaschistes de leurs roches ont des reflets d'or. Outre ces îles, la ville est composée de nombreux quartiers tels que La Capte, Giens, L'Almanarre, L'Ayguade, Le Pyanet, Costebelle, Les Salins-d'Hyères ou Les Borrels. La ville, qui longe la mer sur trente-neuf kilomètres de côtes, est la plus méridionale de Provence[Note 2] et son relief côtier alterne entre rivages de sable ou falaises rocheuses.

La plus ancienne des stations climatiques de la Côte d’Azur est située dans un site abrité[Note 3]. Ses vieux quartiers s’accrochent au versant sud de la colline du Castéou (204 m) et dominent la ville moderne et la rade qu’enserrent le cap Bénat et la presqu’île de Giens. La notoriété de la ville remonte au XVIIIe siècle[Note 4].

La commune est située à sept-cent-deux kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, à soixante-cinq kilomètres au sud-est de Marseille, à seize kilomètres à l'est de Toulon, à trente et un kilomètres au sud de Brignoles, à cinquante-huit kilomètres au sud-ouest de Draguignan et à quarante-huit kilomètres au sud-ouest de Saint-Tropez.

Communes limitrophes

Du sud-ouest à l'est, la commune est baignée par la mer Méditerranée, avec le Golfe de Giens au sud-ouest de la presqu'île et le quartier insulaire de Porquerolles au sud. Du sud-est à l'est se trouve la rade d'Hyères avec les îles de Bagaud, Port-Cros et Le Levant. Au nord-est, la commune est limitrophe de La Londe-les-Maures, de Pierrefeu-du-Var au nord, le Gapeau la sépare de La Crau au nord-ouest, la station balnéaire de Carqueiranne est située à l'ouest.

Hydrographie

Hyères possède un linéaire côtier de 114 kilomètres.

Le fleuve du Gapeau passe dans la commune arrivant par la Crau, celui-ci est un petit fleuve mal connu des habitants[4]. Prenant sa source au pied du massif de la Sainte-Baume, il parcourt 47,5 kilomètres, traversant les communes de Méounes-lès-Montrieux, Belgentier, Solliès-Toucas, Solliès-Pont, Solliès-Ville, La Farlède, la Crau. Son embouchure, aux Salins d'Hyères, est située à l'Est du territoire communal. La vallée située à l'Ouest de la commune, autrefois occupée par le Gapeau primitif, est empruntée par le Roubaud, au cours très incertain et qui se jette dans l'étang du Pesquier[5]. Le canal Béal de Jean Natte relie le Gapeau et le Roubaud.

Topographie

L'altitude minimale est à 0 mètre soit le niveau de la mer, sa maximale est à 364 mètres pour une altitude moyenne de 182 mètres. La mairie est à 29 mètres. Le nord de la commune est occupé par l'extrémité occidentale du massif des Maures, à savoir les hauteurs des Bertrands, celles du Surlier, le chapeau de Gendarme (l'ensemble culmine à 300 mètres en moyenne) ainsi que les Maurettes qui culminent à 293 mètres au Fenouillet. Le sud du territoire communal est constitué de vallées ou de plaines lagunaires dominées par deux belvédères, le Mont des Oiseaux (et Pic des Fées) qui atteint 241 mètres et Costebelle (101 mètres)[6].

Climat

Hyères est située sur la Côte d'Azur et bénéficie d'un climat méditerranéen aux étés chauds et secs et aux hivers doux et relativement humides. La rade peut être soumise à des vents violents avec un record établi à 148 km/h le 28 novembre 1983. Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée au nord par le massif des Maures. Elle est parfois exposée au levant qui s'engouffre dans la rade entre l'île de Port-Cros et le Cap Bénat mais est protégée du sirocco par l'île de Porquerolles et la presqu'île de Giens. En moyenne annuelle, la température s'établit à 15,9 °C avec une moyenne maximale de 20,1 °C et une minimale de 11,8 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 29 °C en juillet-août et °C en janvier et février, valeurs douces grâce à la présence de la Méditerranée et de l'agglomération toulonnaise. Les jours de gel sont assez rares mais le 10 février 1986 fût relevée la température de -7,5 °C. À l'inverse, le 7 juillet 1982 la température de 40,1 °C établissait un record. L'ensoleillement moyen s'établit à 2 899,3 heures par an avec une pointe à 373,8 heures en juillet. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent à Hyères 665 millimètres sur l'année, valeur relativement faible par rapport à d'autres communes du pourtour méditerranéen et surtout les pluies sont très inéquitablement réparties avec moins de sept millimètres en juillet et près de quatre-vingt quatorze millimètres en octobre. Le record de précipitations relevées en vingt-quatre heures s'établissait à 156 millimètres le 16 janvier 1978 ; le 15 juin 2010, il s'établit désormais à 200 millimètres.

Données climatiques à Hyères.
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,8 6,2 7,5 9,6 12,7 16,1 18,8 18,7 16,6 13,3 9,2 6,7 11,8
Température moyenne (°C) 9,3 9,8 11,4 13,7 17,1 20,8 23,9 23,8 21,2 17,3 12,8 10,2 15,9
Température maximale moyenne (°C) 12,7 13,3 15,3 17,8 21,6 25,6 29,1 28,9 25,7 21,4 16,3 13,6 20,1
Ensoleillement (h) 155,3 158,2 217,6 252,1 301,5 329,3 373,8 334,9 259,9 210,3 158,7 147,6 2 899,3
Précipitations (mm) 76,3 88,3 56,4 55,7 45,0 22,3 6,6 28,5 49,1 93,9 69,4 73,5 665,2
Source : Climatologie mensuelle à la station de Toulon de 1961 à 1990[7].


Transports

Axes routiers
  • Pour arriver dans la commune depuis l'est :

La départementale D559 de Fréjus et la nationale 98 de La Londe-les-Maures. Depuis l'est du Var et les Alpes Maritimes, il est cependant plus rapide d'emprunter les autoroutes A8/A57/A570 pour atteindre Hyères.

  • Pour arriver de l'ouest :

La départementale D559 et l'autoroute A570 depuis Toulon et la D554 de La Crau

Accès par le nord avec la D12 en direction de Brignoles.

La D197 part vers la presqu'île de Giens et la D42 vers le hameau de L'Ayguade

Transport urbain
Article détaillé : Transports en commun de Toulon.
  • Le réseaux de transport urbain « Mistral » de Toulon Provence Méditerranée dessert la ville d'Hyères avec 12 lignes dont une ligne maritime.
Transport aérien
Transport maritime
  • Le port de plaisance d'Hyères. C'est l'un des plus actifs de la côte varoise grâce à des atouts majeurs : une grande baie de 27 000 ha fermée au sud et à l'Est par les îles d'Or. Le port Saint-Pierre avec ses 17 ha de plan d'eau, se divise en quatre bassins et comporte 1350 anneaux (et 120 supplémentaires pour le passage). Les aménagements à la disposition des plaisanciers comprennent notamment : eau douce, électricité, carburant, deux zones de carénage (grue et élévateur de 30t), cuves de récupération des huiles et eaux grasses, liaison Wi-Fi.
  • Il existe six autres ports sur la côte continentale et trois sur les îles (Porquerolles, Port-Cros, Levant).
Transport ferroviaire

Quartiers et lieux-dits

Vue panoramique du centre-ville.

La commune d'Hyères étant très étendue en superficie, elle a été subdivisée en plusieurs quartiers et hameaux qui possèdent une mairie annexe. Ces mairies annexes sont les suivantes :

Rue du Vieux-Hyères
  • Les Borrels
  • Sauvebonne
  • Le Port
  • L'Almanarre

Hameaux de l'est :

  • Les Salins
  • L'Ayguade

La Presqu'ile :

Les Iles :

  • Porquerolles
  • Port-Cros
  • Le Levant

Toponymie

Le nom d'Hyères est une déformation du nom de l'ancienne colonie romaine Areae[8]. Le nom de cette ville semble provenir des salins qui s'étendaient à proximité, peut-être depuis l'Antiquité tardive, après altération du terme latin areae désignant des marais salants. Hyères est citée pour la première fois en 963 sous la forme Eyras ou Eras. On doit faire l'élision et parler de la ville d'Hyères, de la rade d'Hyères ainsi que des îles d'Hyères[9]. En 1801, la ville s'orthographiait indifféremment Hières ou Hyères. Le nom de la commune s'écrit Ieras en provençal selon la norme classique et Iero selon la norme mistralienne (prononcé [ˈjeɾɔ]),

Histoire

Article détaillé : Chronologie d'Hyères.
L'avenue Gambetta.

Antiquité

C'est au IVe siècle avant J.-C., qu'un comptoir commercial fortifié fut construit par des marins grecs de Massalia, sur les rives de la Méditerranée, à Hyères dans le lieu-dit de L'Almanarre : l'actuelle Olbia de Provence. Le comptoir se nommera Olbia qui veut dire « L'Heureuse » en grec et puis leur présence s'est étendue lentement sur la presqu' île de Giens[10]. Ce bastion fortifié a pour but de sécuriser la navigation côtière vers l'Italie suite aux incursions des barbares Ligures. Une caserne de 165m de côté constituée d'un double mur avec des tours aux angles et sur le périmètre fut installée. Son intérieur est découpé en quatre par deux artères.

Chaque quartier était composé de dix îlots d'habitation séparés par des ruelles de 2,20 m de large. À ceux-ci viennent s'ajouter deux sanctuaires dédiés à Aphrodite et Artémis. On suppose que la population se situait entre 800 et 1 000 habitants.

Au IIe siècle avant notre ère, les Romains s'établissent sur la commune et fondent Pomponiana, une station de galères à proximité d'Olbia la grecque[11].

Moyen Âge

Gontran Ier, roi des Francs, fit détruire Olbia en 578.

Hyères est cité pour la première fois en 963 sur deux documents : une bulle du pape Léon VIII et une charte de Conrad, roi de Bourgogne et de Provence, qui concèdent Hyères et ses alentours en confirmant l'attribution à l'abbaye bénédictine de Montmajour. Il est fait mention de salines et de pêcheries. Issu de la famille des vicomtes de Marseille, Pons de Fos est généralement considéré comme le premier seigneur d'Hyères[Note 5] en construisant un château à Hyères, dès la première moitié du XIe siècle, une fois les sarrazins expulsés[12].

Une charte mentionne en 1056, la fondation par Guy et Astrude de Fos de l'église Saint-Nicolas située à l'est du Gapeau, à l'angle nord-ouest des Salins d'Hyères, et la dote, entre autres, de « la dîme sur la chasse aux lapins des îles »[13]. L'acte évoque aussi la donation d'« une maison jouxtant l'église Saint-Paul, et située sur la place du marché », place sur laquelle se tiennent des foires[14]. L'église Saint-Nicolas, avec tous les biens et droits qui y sont liés, est placée sous la tutelle du chapitre de la cathédrale Saint-Etienne et Saint-Trophime d'Arles. Le lieu-dit Saint-Nicolas témoigne encore de l'emplacement de cette chapelle aujourd'hui disparue qui figurait encore sur un plan de la fin du XVIIIe siècle.

En 1062 et 1075, donation par l'évêque Rostaing et ses frères des églises Saint-Michel et Saint-Georges à l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille. Les terres de la première se situaient au voisinage d'une source nommée Alma Narra, ce qui la place sur la colline de Costebelle. La seconde était située à l'est des salins, entre les Bormettes et Léoube[15]. Dans cette charte, Hyères est citée en tant que castrum Heras : c'est la première mention de fortifications. Et donation de salines de l'étang de Fabrégat à l'abbaye de Saint-Victor. Cette charte signée dans la chapelle Saint-Benoît des Salins évoque le château d'Hyères dit Castellum Eiras[16].

Raymond-Geoffroy de Fos en 1216, privé de ressources, vend pour 18 000 sols royaux à la communauté de Marseille ses possessions à Hyères (un 1/12e) et la terre de Brégançon, ainsi que les salines des Îles d'Or, qui lui venaient de sa mère.

Le 14 septembre 1257, les Fos doivent vendre tout ce qui leur reste de « Hyères, son château, sa ville, son territoire, ses îles » au comte de Provence, Charles d'Anjou. Ce dernier y installe un viguier, son représentant, et entreprend de réaménager la cité et le château[17]. C'est de cette époque que datent les plus vieux vestiges.

Hyères, au début du XIVe siècle, est la huitième ville provençale avec environ 5 000 habitants mais la Peste noire, arrivée par Marseille en 1347, ravage la Provence et emporte plus du tiers de la population. Celle-ci ne possède plus que 1 900 habitants cent ans après.

Renaissance

En 1481, Hyères, comme toute la Provence, est intégrée au domaine royal français. C'est une période des grands travaux pour la ville et notamment l'édification du Canal Jean Natte. Voici quelques étapes clés de sa construction materielle et son statut juridique :

C'est l'ingénieur Jean Natte et Rodulfe de Limans qui sont à l'origine de l'édification du canal du Béal. Conformément à la convention passée en 1458 entre les syndics et conseillers de la communauté d'Hyères et Jean Natte « de la rivière de Gènes » pour la construction d'un canal ou béal dérivé du Gapeau, ce canal est destiné à alimenter des moulins et à l'arrosage des jardins[18]. Les travaux commencent le 27 septembre 1453. Le canal en pierre et mortier encore visible est totalement achevé en 1632, sous le règne du Roi Louis XIII. Au cours du siècle suivant, il est renforcé de structures en contreforts, de canaux secondaires et d'écluses de pierre au lieu de bois. Les aménagements du Gapeau, dont deux barrages édifiés en grosses roches taillées, reliées par des crampons de fer, peuvent encore être admirés, ainsi que les prises d'eau, fermées par des pelles coulissantes.

Le canal devient un ouvrage stratégique et il est réglementé par des actes juridiques. Le 10 avril 1477 une transaction entre les syndics d'Hyères et Palamède de Forbin, seigneur de Solliès, ratifie la convention passée entre le sieur Beauval et le syndic des moulins le 31 mars 1459, autorisant le détournement et l'utilisation des eaux moyennant 100 florins[19]. Le 16 mars 1463, une lettre du Roi René porte exemption de tous impôts et droits royaux en faveur de Jean Natte et des frères Paulet et Limans[20]. Le 30 mai 1648, à la suite de nombreux conflits, est rédigé le premier règlement d'arrosage. Le 21 mars 1657, le Parlement d'Aix homologue une délibération des consuls de la communauté portant sur les espensiers[21] illégaux et frappe les infractions d'amendes (23 décembre 1669 sentence du Sénéchal, Hyères). En janvier 1684, un premier « rapport d'estime » livre une estimation des biens immobiliers relatifs au canal Jean Natte aussi appelé « canal des moulins »[22].

Aujourd'hui, ses eaux sont toujours utilisées par les arrosants réunis en association syndicale contribuant ainsi à la ré-alimentation des nappes phréatiques existantes[23].

Période moderne

Période contemporaine

Fin mars 1789, des émeutes dues à la crise frumentaire ont lieu[24].

Après l’annonce du coup d'État du 2 décembre 1851 perpétré par Louis-Napoléon Bonaparte, la ville d’Hyères se soulève brièvement le 5 décembre[25].

Démographie

Évolution démographique

Évolution démographique d'Hyères
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 500 6 528 6 982 7 617 10 142 8 880 9 966 10 116 9 999
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 446 10 368 10 878 11 212 12 289 13 849 13 485 14 982 17 708
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 659 17 790 21 339 17 476 19 816 22 967 26 378 23 654 29 061
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 -
28 505 34 875 36 123 38 999 48 043 51 417 55 007 54 686 -
(Sources : Cassini[26] et INSEE[27],[28],[29].)
Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Pyramide des âges

Pyramide des âges à Hyères en 2006 en pourcentage[30].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
Avant 1904
1,8 
7,9 
1905-1924
12,7 
15,1 
1925–1939
16,8 
19,9 
1940-1954
20,3 
20,0 
1955-1969
18,5 
19,9 
1970-1984
15,4 
16,5 
1985-1999
14,5 
Pyramide des âges dans le Var en 2006 en pourcentage[31].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
Avant 1904
0,4 
7,9 
1905-1924
11,0 
16,5 
1925–1939
17,2 
20,4 
1940-1954
20,4 
19,7 
1955-1969
19,3 
17,3 
1970-1984
15,0 
17,8 
1985-1999
15,7 

Administration

Extension de l'hôtel de ville.

Hyères est divisée en trois cantons, mais n'est chef-lieu que de deux d'entre eux :

La troisième partie d'Hyères appartient au canton de la Crau.

Maires d'Hyères

Liste des maires successifs[32].
Période Identité Étiquette Qualité