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Carle Vernet

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Carle Vernet

Nom de naissance Antoine Charles Horace Vernet
Naissance 14 août 1758
Drapeau : France Bordeaux
Décès 27 novembre 1836
Drapeau : France Paris
Nationalité Drapeau de France France
Activité(s) peinture
Élèves Théodore Géricault
Influencé par George Stubbs
Passez payez. Aquatinte de Philibert-Louis Debucourt d’après Carle Vernet (1818).

Carle Vernet (Antoine Charles Horace Vernet, dit Carle Vernet), né à Bordeaux le 14 août 1758 et mort à Paris le 27 novembre 1836, est un peintre de « Genre » et de « Chevaux », dessinateur et lithographe français.

Il fut également goguettier et participa au côté d'autres personnalités comme Talma, F. Didot, Désaugiers, Cicéri, Ravrio aux activités de la Société de la Goguette.

Sommaire

Biographie

Il a été l’élève de son père, Joseph Vernet, et de Nicolas-Bernard Lépicié[2].

Fils de Claude Joseph Vernet et père de Horace Vernet qui sera son élève, il inaugura, avec Gros, la peinture militaire, et il excella dans les chasses, les petits métiers de Paris et les scènes populaires : Chasse au daim à Rambouillet, le Chien du duc d'Enghien, etc. Mais par-dessus tout, Carle Vernet fut le peintre passionné du cheval dont il avait une profonde connaissance.

Lorsque, visitant le Salon de 1808, Napoléon Ier eut admiré le Matin d’Austerlitz, sans doute la meilleure toile de Carle Vernet, il lui remit la Croix de la Légion d'honneur. Les deux hommes se connaissaient déjà bien, puisque Carle Vernet avait accompagné l’Empereur, alors Premier Consul, pendant la campagne de Marengo. L’impératrice Joséphine lui dit : « Il est des hommes qui trainent un nom; vous, Monsieur Vernet, vous portez le vôtre ».

Lors du Salon de 1831, le critique Jal déplore « Les travaux d'Horace, les succès de sa petite fille dans les salons de Rome sont tout ce qui occupe (Carle Vernet). La peinture ne lui plus guère permise... au salon... deux réminiscences...on retrouve là... une pauvreté d'effet qu'il ne faut pas trop reprocher à... un octogénaire.[3] ».

Les collectionneurs militaires Jean et Raoul Brunon, créateurs du musée de l’Armée au château de l'Empéri à Salon de Provence, lui rendirent hommage en 1959 en mettant en lumière certaines de ses planches représentants des soldats des régiments de l'Empire dans un livre : La Grande Armée de 1812.

Des rues portent son nom à Bordeaux, Sèvres, Rueil-Malmaison, Pessac, Saint-Médard-en-Jalles et Villenave-d'Ornon (source : Route 66).

Œuvres

Un Mamelouk musulman, dessin de Carle Vernet en 1810).
  • L’Anglomane, gravure
  • Petits métiers de Paris: le marchand de paniers, la bouquetière etc.
  • Le passage difficile, hst (60*73cm), 1823, Musée Bargoin depuis 1976.
  • Le duc d'Orléans et son fils, le duc de Chartres, à un rendez-vous de chasse en 1787, musée Condé, Chantilly
  • La bataille d'Austerlitz en 1808

Bibliographie

  • A. Jal, «Carle Vernet», in L'Artiste, 1831, p.186.
  • Colin, «Catalogue analytique de l'œuvre de Carle Vernet», Paris, 1923.
  • Marie-Laure de Contenson-Hallopeau, «Un chef d’œuvre de Carle Vernet au Musée Bargoin», in Bulletin Historique et Scientifique de l'Auvergne n°666, juillet 1980, pp.161-164, ill.
  • Charles Blanc, Henry Jouin, ‎Les trois Vernet‎ : Joseph, Carle, Horace, éd. H. Laurens, ‎Paris,1898
  • Xavier Paris, Carle Vernet, peintre de père en fils, Artena, 2010 (ISBN 978-2-35154-017-6) [présentation en ligne]

Notes

  1. Voir l'article Société de la Goguette dans Les sociétés badines, bachiques, chantantes et littéraires : leur histoire et leurs travaux, ouvrage posthume de Arthur Martin Dinaux revu et classé par Gustave Brunet, Librairie Bachelin-Deflorenne, Paris 1867, pages 383-385.
  2. Cf. Charles a, "La peinture au XIXe siècle", Larousse, Coll. Anthologie d'art français, 2 vol., ill., index, tome I 127p., tome II 264p.
  3. "Salon de 1831. Ébauches critiques.", Éd. Dénain, Paris, 1831; les deux toiles citées sont: "Un retour de chasse" et "Une vue d'un four à plâtre de Montmartre".

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