Èze est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Ézasques.
Avec Senones (Vosges), Laval (Mayenne), Sarras (Ardèche) et Serres (Hautes-Alpes), Èze est une des rares communes françaises à porter un nom palindrome.
Géographie
L'église d'Èze.
La commune s'étend sur un territoire escarpé, allant du bord de mer où un hameau forme Èze-sur-Mer (appellation reprenant le nom de la gare d'Èze-sur-Mer tandis que le panneau routier indique Èze-Bord-de-Mer), jusqu'au piton escarpé où de vieilles maisons pittoresques et médiévales forment Èze-Village.
Le quartier Saint-Laurent-d'Èze relie le bord de mer au village. À Saint-Laurent-d'Èze, après les feux volontaires et terribles des années 80, beaucoup d'habitants locaux y firent construire leurs villas.
Le col d'Èze est situé à proximité de la commune.
Histoire
Une ruelle pittoresque d'Èze-Village.
Comme le reste du littoral des Alpes-Maritimes, le territoire de la commune d'Eze est occupé depuis des temps anciens.
Le monument le plus remarquable est celui du Mont-Bastide qui surplombe Beaulieu-sur-Mer et la baie de Saint-Jean, sur un éperon rocheux bordant la grande corniche.
La tradition locale, fondée sur les élucubrations des érudits du XIXe siècle et du début du XXe siècle, en fit une fondation phénicienne, un palais mycénien ou un oppidum ligure remontant au premier âge du Fer.
Les recherches récentes ont permis de mettre au jour un gros bourg agricole protégé par une solide enceinte. L'organisation urbaine est très serrée. De grandes habitations en pierre sèche supportant un étage s'organisent autour d'une grande rue qui traverse le village de part en part. Le rez de chaussée de chaque habitation abrite des structures de pressage destinées à la fabrication du vin ou de l'huile.
Les traces d'occupation les plus anciennes remontent au IIe siècle av. J.-C., mais la plus forte période d'activité se situe entre l'époque d'Auguste et l'époque des Flaviens.
Jusqu'au début du XIXe siècle, Èze englobait La Trinité qui en a été détachée en 1818.
Èze était desservi, de 1900 à 1929, par une ligne du tramway de Nice et du Littoral.
Administration
Liste des maires successifs
| Période |
Identité |
Étiquette |
Qualité |
| mars 2001 |
mars 2008 |
Noël Sapia |
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| mars 2008 |
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Stéphane Cherki[2] |
UMP |
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Démographie
Lieux et monuments
Èze et la baie de Saint-Jean dans les années 1890.
Clorine Malausséna
Le village propose au sein de ses ruelles labyrinthiques, de nombreuses boutiques d'artisanat d'art. Le tourisme est la principale ressource de la commune.
Un château en ruines abrite maintenant un jardin exotique à la vue extraordinaire, et surplombe un cimetière où reposent quelques personnalités.
À recommander : le chemin Nietzsche partant du bord de mer et serpentant sur une pente raide jusqu'au village perché. On dit que Nietzsche, logeant à la fin de sa vie à Nice, malade, entreprit l'ascension de ce chemin, et devant la difficulté de la tâche s'en inspira pour écrire Ainsi parlait Zarathoustra.
Personnalités liées à la commune
Eze-Village par G. Piccon
- Francis Blanche : il possédait une maison à Èze et y est enterré.
- Stéphane Cherki
- Bono et The Edge du groupe irlandais U2.
- Marie-Gabrielle de Savoie, qui réside au château Balsan (Lou Seuil) jusqu'en 1990
- Antoinette de Monaco
- Clorine Malausséna, fille du chevalier François Malausséna, premier maire de Nice française, et veuve de César-Marie Figuiera, maire d’Èze, avoué qui compte Garibaldi parmi ses clients. Elle s'éteint le 22 avril 1922 à l'âge de 80 ans. Elle aurait pu être inhumée dans le caveau des Malaussena au cimetière du Château. Ce ne fut pas le cas. Deux jours plus tard, le lundi 24 avril à dix heures, elle retourne à Èze où elle repose encore aujourd'hui dans le caveau des Figuiera. Le cortège s'est formé sur la place César-Marie Figuiera où son cercueil en bois d'olivier est porté par six Ezasques. Pas de nom sur ce caveau, point de dates non plus. Son arrière-petite-fille, Clorine Cottier, est inhumée à ses côtés.
- Fred Zeller, fondateur du Musée du village.
- Maurice Blanchot : il y vécut après la Seconde Guerre mondiale.
- Georgette Piccon (1920-2004) : artiste peintre française, elle vécut à Èze de 1984 à 2003 et a réalisé de nombreuses œuvres représentant les paysages de la commune.
Divers
La devise de la cité est Isia Moriendo Renascor et son emblème est un Phénix perché sur un os. Elle a pour signification: en mourant, je renais.
Galerie
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Vue d'Eze vers Cap Ferrat
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Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes